PAR RÉDACTION PHOTOS ACTIV’IMAGES / JACVAN

Cette pratique qui consiste à ajouter à son programme d’entrainement habituel des séances sportives dans des sports complémentaires comme le vélo, la natation ou le renforcement musculaire est souvent peu connue ou négligée par le coureur à pied.
Pourtant, l’entrainement croisé a de nombreux atouts et permet de conserver (voir développer) sa condition physique, tout en limitant les chocs inhérents à la pratique du running.

Des bénéfices importants !

En pratiquant de manière régulière l’entrainement croisé, le corps devient plus fort. Aussi bien au niveau du mental qu’au niveau du physique ce dernier se retrouve boosté par de nouveaux apprentissages, de nouvelles expériences.

– Au niveau physique, les qualités développées dans des disciplines connexes vont permettre de devenir un sportif plus complet. En gérant bien la programmation de l’entrainement, le sportif va même devenir plus performants grâce aux mécanismes de transferts. – Au niveau mental, le fait de pratiquer des disciplines annexes va permettre d’éviter de la lassitude et de retrouver un plaisir nouveau. Cela est particulièrement le cas lors de la phase hivernale

Des possibilités supplémentaires… 

Une pratique structurée et variée des entrainements permet aussi de durer, mais aussi de pouvoir s’entrainer même en cas de blessures (voir la dernière victoire de Cédric Fleureton à la SaintéLyon). Afin de tirer au mieux partis de ce type d’entrainement plusieurs facteurs sont à prendre en compte :

  • S’adapter à la saison et aux installations disponibles aux alentours. La période entre l’automne et l’hiver est par exemple idéal pour l’entrainement en natation. Pour en tirer profit au maximum il peut être intéressant de prendre quelques cours de natation afin d’avoir quelques sensations.

– Il est aussi possible de faire du fractionné autrement qu’en course à pied. Le vélo est notamment idéal pour cela. Que cela soit sur route ou home trainer, il est possible de jouer sur la résistance imposée aux muscles pour les renforcer quadriceps/ischios-jambiers).

– La course à pied pratiquée uniquement seule au fil des années entraine une perte de souplesse / force et tonicité musculaire. Le haut du corps est la première partie concernée. Un travail de renforcement musculaire et de relâchement musculaire peut être essentiel. Inutile de vouloir soulever des charges trop lourdes et risquer des blessures. La majorité du travail peut-être basée sur du gainage et du travail à poids de corps.

Comment intégrer cela dans un programme d’entrainement ?

En réalité tout cela dépend du volume d’entrainement global et de la présence d’une compétition ou non.

La période idéale est donc pendant les mis d’hiver quand il n’y a pas de compétition. Il est alors possible de remplacer ses séances d’entrainement course à pied hebdomadaires par des séances de cross training / vélo ou natation.

Cela peut ensuite être entretenu régulièrement pendant la saison en substituant une séance de course à pied par une séance d’un sport différent.  Faire appel à un entraineur est dans ce cas un plus pour éviter de faire des erreurs.

Une motivation supplémentaire et des risques de blessures limitées  à long terme !

Le fait de pratiquer des activités complémentaires mais portées (c’est à dire sans chocs) va permettre de ménager les muscles, os, tendons et cartilages… Cela va donc considérablement diminuer le risque de blessures à long terme et renforcer davantage de muscles.

Cette variété dans l’entrainement a un deuxième atout qui est d’ordre psychologique. Au fil du temps, l’entrainement uniquement basé sur la course à pied peut conduite l’athlète à une perte de motivation par une lassitude. En pratiquant des activité diverses il y a donc plus de chances que la motivation soit moins impactée et qu’il garde plus longtemps le plaisir de s’entrainer.